340 participants mobilisés pour une nouvelle politique énergétique
Le 12 mai 2026, les rencontres départementales Cap énergie, organisées sous l’égide du Réseau Énergies Terre&Mer (RETM) et de Vent des maires, ont rassemblé 340 participants, dont 60 élus, dans quinze villes françaises.
Cette première édition a permis à des élus, associations et acteurs territoriaux d’échanger sur les solutions permettant de réduire durablement le coût de l’énergie et de redonner aux territoires un rôle central dans la transition énergétique.
Un constat partagé
Les participants ont souligné un paradoxe préoccupant : en quinze ans, les coûts totaux de l’électricité auraient augmenté de 250 %, alors même que la France connaîtrait une surproduction estimée à 25 %. Pour les organisateurs, cette situation justifie une réorientation de la politique énergétique nationale.
Ces rencontres s’inscrivent dans la continuité du recours gracieux déposé contre la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3) par 142 associations.
Les propositions du Réseau Énergies Terre & Mer
À l’issue des échanges, le RETM a rappelé les quatre axes qu’il défend pour maîtriser durablement les coûts de l’énergie :
- développer la sobriété et l’efficacité énergétique dans le bâtiment, la mobilité et la géothermie ;
- privilégier les moyens de production pilotables et les filières présentant les coûts complets les plus compétitifs ;
- accélérer le développement des énergies thermiques renouvelables (réseaux de chaleur, géothermie, bioénergies, solaire thermique) ;
- ralentir le déploiement des énergies électriques intermittentes afin de limiter les phénomènes de surproduction et de prix négatifs.
N4TR : un scénario alternatif pour 2050
Le Réseau Énergies Terre & Mer a également présenté N4TR (Thermiques Renouvelables), un scénario alternatif destiné à alimenter la consultation nationale menée par RTE.
Ce scénario repose sur une consommation électrique jugée plus réaliste, un effort accru en faveur des économies d’énergie et des énergies thermiques renouvelables, un développement plus limité du solaire photovoltaïque et une reconstitution progressive des capacités nucléaires.
Un recours contentieux envisagé contre la PPE3
Après le recours gracieux engagé par 142 associations, le RETM envisage désormais un recours contentieux contre la PPE3.
Les associations souhaitant soutenir cette démarche sont invitées à déposer une intervention volontaire afin d’appuyer les arguments des requérants principaux et de faire valoir les intérêts des territoires, des élus et des acteurs locaux concernés.
Les associations intéressées peuvent se faire connaître auprès du RETM à l’adresse : retm@retm.fr afin de recevoir les informations pratiques et le calendrier de la procédure.
