Début juillet, les services de l’État annonçaient que 53 % des communes du Grand Est avaient répondu dans le cadre de la planification des Zones d’Accélération des Énergies Renouvelables (ZAER), soit +577 par rapport à l’an dernier.
Si les chiffres affichés traduisent une forte mobilisation, ils soulèvent aussi de nombreuses questions sur l’avenir des territoires et la préservation des paysages :
- 808 000 hectares pressentis pour le photovoltaïque, soit quasiment l’équivalent du département de la Gironde,
- un parc éolien appelé à doubler,
- et un biogaz en croissance x3,5.
Ces annonces font craindre une artificialisation massive des sols et une industrialisation des campagnes, bien éloignées de l’image d’une transition énergétique « douce ».
👉 Voir la présentation projetée (juillet 2025)
👉 Lire le compte rendu complet (juillet 2024)
Biodiversité : le grand oublié de la planification ?
La question de l’association du Comité Régional Biodiversité (CRB) aux travaux du Comité Régional de l’Énergie (CRE) a été posée. Mais rapidement, il a été jugé que son rôle n’était « pas adapté » pour veiller à la conciliation entre EnR et biodiversité.
En clair : la biodiversité reste une variable d’ajustement.
On confie la responsabilité aux EPCI (Établissement public de coopération intercommunale) d’associer – ou pas – les associations locales de protection de la nature. Or, rien ne garantit que ces acteurs de terrain auront réellement leur mot à dire face aux pressions économiques et industrielles.
👉 Arrêté de composition du CRE (mars 2025)
Concertation… ou validation de projets déjà décidés ?
Des ateliers de concertation sont bien organisés, mais nombre de participants dénoncent des échanges cadrés et orientés.
Plutôt que de construire une véritable réflexion partagée, ces réunions semblent servir de chambre d’enregistrement à des projets déjà actés.
👉 Présentation des ateliers (mai 2025)


Merci à Stéphane.